Artisans du monde et La Ferme de Martine - Confitures au Laos
Accompagnée de deux membres d'Artisans du Monde, une confiturière normande part au Laos pour mettre ses compétences au service d'un atelier de production de confitures et pâtes de fruits du commerce équitable.

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Ecole

 Martine avait demandé une aide à sa communauté de communes, avec l'idée de créer un "pont solidaire" entre les écoles du Plateau Vert et une école laotienne. Peut-être même un échange par internet. 
La réalité du terrain n'a pas permis de réaliser enitèrement le projet.

En effet, La situation des écoles du Laos est très variable.selon qu'elles sont en campagne ou en ville, 

Si de nombreuses écoles situées dans les villes disposent de l'électricité et même d'un accès à internet, ce n'est pas encore le cas de la plupart des écoles rurales.

Les moins favorisées sont souvent les écoles maternelles et primaires ; les collèges et lycées sont mieux pourvus. L'Etat finance les salaires des professeurs, mais les villageois doivent souvent se débrouiller pour équiper eux même leur école.

L'équipement est souvent très sommaire : dans les villages reculés, il se résume à un tableau, parfois des bureaux et des bancs, mais pas toujours...Un batiment en dur est déjà un luxe, qui permet d'étudier à l'abri les jours de pluie.

Les enfants y viennent à pied, souvent de loin, et Il n'y a pas ce cantine, et les enfants qui le peuvent achètent à manger aux marchands des alentours, riz gluant, bonbons, fruits...les autres apportent leur casse croute....ou mangeront en rentrant.

D'année en année le taux d'enfants scolarisés augmente, mais les obstacles à la scolarisation sont encore nombreux : précarité des familles, aide aux travaux des champs et de la maison, éloignement, manque de place (classes de 35 à 40 enfants), manque de moyens pour acheter le matériel de base (livre, cahier, stylo - le "costume" : chemise blanche et jupe ou pantalon noir ou bleu est de mise, mais pas obligatoire), absentéisme des enseignants, qui sont si peu rémunérés qu'ils doivent avoir une activité annexe pour parvenir à nourrir leur famille. Les professeures jeunes mamans amènent leur bébé avec elles en classe, pour pouvoir l'allaiter.

Hormis pour les classes bilingues des écoles privilégiées des principales villes (Vientiane, Luang Prabang, Savannaket, Paksé...), et pour certaines écoles créées et soutenues par des ONG, il est difficile d'imaginer des échanges de correspondances entre écoliers français et laotiens.

De toute façon cela ne peut se faire que dans le cadre d'une relation étroite (privilégiée) avec (entre des) un enseignant motivé (des deux côtés...), Nous n'avions malheureusement pas non plus le temps de rencontrer des enseignants, et de leur exposer le projet.

Néanmoins, l'opportunité de notre visite au village de Xieng Ay a permis de réaliser une partie dudit projet : aider une école rurale. Martine avait apporté des dessins d'enfants de sa commune, et cela a fait très plaisir au professeur du village de Xieng Ay. qui commence d'initier les élèves au dessin, et trouve ainsi un support de travail supplémentaire.

Bien qu'un peu déçue de ne pas avoir pu amorcer un échange avec une école comme elle l'avait suggéré aux écoles du Plateau Vert, elle a pu apporter un soutien concret et précis en remettant à cette école une enveloppe de 300 euros, grâce à l'aide allouée par sa Communuaté de Communes.

Les besoins de cette petite structure toute neuve qui accueille 15 enfants du village, de(6?) 8 à 10 ans, sont nombreux. Les plus urgents : une dalle de ciment sur le sol avant la saison des pluies, adduction d'eau, construction de sanitaires.

Une occasion pour "nos" enfants de mesurer l'écart entre leurs conditions de vie et celles d'autres d'enfants, qui vivent ailleurs, mais ne sont pas si différents...

Et à défaut de relations internet entre les écoles, nous rapportons avec nous des photos et des souvenirs à partager avec les écoles de chez nous .

 

 

 



Publié à 14:06, le 13/03/2012, dans les ecoles ,
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Jeudi 8 mars- La recette de l'anti-moustiques efficace

Nous voilà sur le chemin du retour, escale à Hanoï, et du temps (et de la connexion) pour faire avancer notre carnet de voyage.
Nous avons passé deux semaines extraordinaires, riches en rencontres et expériences.

Entre autres : les moustiques, qui dans ces pays chauds et humides sont bien gourmands de notre sang d'européens.

Chacune d'entre nous s'était préparée à sa manière : Pascale avait acheté un répulsif de super marché, qui s'est avéré sans effet contre les insectes. Catherine avait acheté en pharmacie un produit un peu plus efficace.
Pour ce qui est de Martine, la préparation s'est faite de 2 manières, des compléments alimentaires : levure de bière, aubier de tilleul, et ledum palustre en homéopathie. Un cocktail d'huiles essentielles pour s'oindre : HE de neem, HE de citronnelle, HE d'eucalyptus citronné, HE de géranium rosat, à dose égale (30ml ) dans 100ml d'huile de sésame.

Ce cocktail s'est avéré efficace... et odorant, elle ne s'est pas fait piquer.

 



Publié à 23:11, le 8/03/2012, Hanoï
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Mercredi 7 Jeudi 8 mars : impressions Luang Prabang

Avant de partir en tuk-tuk à notre rendez-vous avec Rik (voir article précédent),
nous sommes allées nous promener sur le marché du matin, dans les ruelles.

Un marché haut en couleurs, où les femmes des campagnes environnantes viennent vendre leurs légumes, des fruits, des herbes sauvages, poissons, viandes, proposent soupes, riz, nouilles, beignets et grillades, épicerie, vannerie, quincaillerie...

 

  

 

  

 

 

En fin de journée, après la visite de la cascade (article précédent), nous nous acquittons du péage pour passer le pont de bambou démonté chaque année à la saison des pluies puis reconstruit par son propriétaire quand le Mékong redevient calme.

Il mène de l'autre côté de la Nam Khan.

C'est ici que la rivière se jette dans le Mékong.

 

 

 

 

Ce soir c'est lentement, dans une ambiance dorée, que le soleil "tombe dans le trou"" comme disent les laotiens.

 

 

 

 Le village de Xieng Lek est bien connu des touristes. Il abrite de nombreuses échoppes de soies et de Tia Saa, papier de mûrier, réalisés sur place.

 

 

       

 

                 

 

 

 

Juste avant la nuit nous parcourons l'enceinte du Wat Xieng Thong, où des enfants jouent au ballon.

Au pied du petit pavillon décoré de mosaïques de verre coloré, Vangly nous raconte l'histoire de la fondation du Lane Xang (le Royaume du Million d'éléphants), ancien nom du Laos, par le roi Fa Ngum au XIVème siècle. Soutenu par les Khmers, c'est lui qui introduisit le bouddhisme theravada au Laos.

 

 

         

 

 

Luang Prabang, c'est aussi l'incontournable marché du soir à l'origine exclusivement réservé aux femmes hmongs des alentours pour leurs soies, broderies et bijoux en argent ciselé.

On y trouve aussi des étudiants des Beaux Arts et le petit stand d' une association de promotion de la lecture animée par des étudiants laotiens (Big Brother Mouse).

De plus en plus étendu, il accueille aussi à présent des marchands de tee-shirts pour les touristes, et les produits textiles ont été adaptés à la clientèle (boîtes à mouchoirs, porte-feuilles, porte-clés, chaussons...).

Les superbes jupes hmongs teintes à l'indigo, brodées au point de croix et plissées sont reconverties en sacs à dos...

 

 

       

 

 

 

Une ruelle étroite perpendiculaire au marché abrite à partir de 17 h des mini-buffets de plats traditionnels variés, où l'on peut remplir son assiette à volonté pour 10 000 Kips (environ 1 €).

Bien que de plus en plus fréquenté par les touristes qui s'y bousculent littéralement, ce n'en est pas moins une occasion de découvrir l'extraordinaire variété des préparations, des saveurs et des odeurs de la cuisine lao.

 

 

           

 

 

 



Publié à 08:42, le 8/03/2012, Luang Prabang
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mardi 6 mars : jardin botanique et cascade

A la demande de Boua, épouse de Sisaliao, un villageois de Ban Phosi, près de Xieng Ay nous a confié, lors de visite dimanche dernier, un plant de bambou géant Maj Ving. Nous avons mission de le livrer à Rik Gadella, créateur et directeur du jardin botanique conservatoire Pha Tad Ke, à Luang Prabang . 

 

 

            

 

Nous avions convenu d'un rendez vous de bon matin devant la pagode du village de  Xieng Keo. Nous avons traversé ensemble le Mekong en barque, et il nous a fait  visiter son jardin en création.
L'objectif de ce jardin est de mettre en valeur la diversité de la flore laotienne, de sensibiliser le public à la richesse du patrimoine botanique et à l'importance de le préserver. Il a commencé par créer une pépinière. Il est en train de concevoir les parcours thématiques (plantes médicinales - plantes de zones humides et rizières - forêt) . Il souhaite que ses collaborateurs laotiens s'approprient au mieux le projet et en ce sens insiste sur leur formation dans des domaines divers (jardin- secrétariat- etc...).

 

 

 

 

 

Il nous a développé son projet ambitieux qui comprend également une résidence d'artiste, dont les oeuvres sont exposées au Project Space à Luang Prabang.

Le projet, bien avancé sur le terrain, devrait aboutir d'ici 3 ans.

 

L'après midi, nous sommes allées visiter la cascade de Kuang Xi, et sa luxuriante forêt environnante.

 

 

 

Le site appartient au gouvernement, mais c'est le village, soutenu par le district, qui est en charge de l'entretien et de l'aménagement de ce lieu enchanteur. L'attrait touristique profite aux villageois qui bénéficient un peu des revenus générés (vente d'artisanat et restauration).

 



Publié à 05:16, le 8/03/2012, Luang Prabang
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Lundi 5 mars : route n° 7

 

Lundi 5 mars : vers Luang Prabang

 

La route en lacets qui mène à Luang Prabang commence à partir de Phoukhoun ; il nous faut donc revenir sur nos pas jusqu'au carrefour pour prendre cette fois la N° 7, direction le nord, vers l'ancienne capitale royale du Pays du Million d'éléphants.

 

      

Partout les flans des montagnes sont brûlés, pelés, parfois jusqu'à la roche lorsque les feux mal maîtrisés se sont propagés. Pascale est déjà passée par ici deux ans et demi plus tôt : la vitesse de changement du paysage est effrayante. Là où l'on a reboisé, ce ne sont que des alignements de tecks, dénudés en cette saison. Rien à voir avec la forêt primaire, définitivement détruite.

 

Tout au long de la route se succèdent les villages. Parfois une maison « en dur » ostensiblement peinte en rose orangé, contraste avec les maisons de bois et bambou. On voit beaucoup de femmes qui tressent les herbes à paillasse destinées à recouvrir la plupart des toits.

 

   

Nous croisons de nombreux camions chargés de souches énormes, en route vers la Chine. Ces vestiges de grands arbres abattus depuis longtemps déjà ont séjournés dans le sol où leur écorce s'est déjà décomposée, mais le bois est demeuré sain et dur, et ils serviront à fabriquer des meubles.

 

 

         

 

    

 

Ban Poukhoun est le point de rencontre des routes n° 7 et n° 13, lieu de passage obligé de tous les voyageurs, qui peuvent s'y restaurer avant de poursuivre vers Luang Prabang au nord, Phonsavan à l'est ou Vientiane au sud.

Un grand marché Hmong s'y tient en parmanence. On a même creusé le flanc de la montagne pour faire de la place aux stands couverts.

Dans l'une des quincailleries installées entre les auberges, Catherine achète un lot de cuillères en aluminium fabriquées à partir des restes de carlingues des avions de la guerre du Vietnam, tombés par centaines dans le Nord du Laos.

 

 

 

 

Juste en bord de route, en face d'un point d'eau installé par une ONG se trouve la maison d'un facteur de Khène, l'instrument traditionnel des Hmongs, constitué de 6 bambous de taille différente équipés de hanches en laiton. Cet homme de 52 ans a hérité de son père toutes les techniques de cet art. Il travaille pour les Hmongs expatriés. Il expédie régulièrement des Khènes en France, aux Etats-Unis, au Canada. Mais il n'a pas d'apprenti à qui transmettre à son tour son savoir-faire.

 

 

 

 

Nous sommes à Luang Prabang juste avant la nuit, et dînons à l'un des nombreux « selfs » installés sur le marché du soir. Une assiette à 10 000 kips que l'on remplit à volonté de diverses préparations traditionnelles, grillades ou brochettes de viande ou de poisson. Martine a envie de goûter à tout.

 

Les touristes sont très nombreux, beaucoup de jeunes américains et australiens qui parlent de Vang Vieng, en viennent ou s'y rendent prochainement.

 

Sur le marché du soir se cotoient les petites marchandes Hmongs venues vendre leurs tissus brodés, lampions en papier de mûrier, ainsi que de très nombreux stands d'étoles en soie, tee-shirts pour toursites, bijoux en argent et babioles...



Publié à 14:09, le 6/03/2012, Ban Phoukhoun
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samedi 3 mars- direction Phonsavan

 

Après un petit déjeuner lao (nem aux légumes et soupe de riz), nous avons repris la route de bon matin.

Nous avons roulé –roulé-roulé jusqu’au Restaurant au niveau du Ciel- en principe un point de vue qui permet de découvrir le panorama, la montagne environnante, et les champs de thé. Malheureusement, les fumées de brûlis que font les paysans pour défricher les parcelles ne nous permettaient pas de voir grand’chose.

 

         

 

Nous nous sommes arrêtées aussi pour visiter une plantation de mandariniers, et constater qu’une maladie cryptogamique fait mourir les arbres. Il semblerait que toutes les plantations de la région soient atteintes, ce qui est inquiétant pour les paysans dont c’est une source de revenu.

Nous avons pu acheter des fruits sur le bord de la route, où les producteurs installent des échoppes.

 

             

 

Un petit somme dans la voiture, bercées par les virages de montagne, et nous voilà à Phoukhoun, où nous avons visité le marché Hmong. Nous y avons vu entre autres : plein de légumes( fleurs de banane, pousses de bambou, pousses de cristophine et de fruit de la passion, patates douces, concombres, mandarines, bananes), mais aussi des crabes de rizières, civette, taupes géantes, brochettes de petits oiseaux (minuscules) (issus du braconnage), lambeaux de couenne de buffle séchés, et quelques médecines locales (pattes de singe-griffes de grosses bêtes-cornes de chèvres)

 

        

 

Nous avons déjeuné là de quelque chose de plus sobre : une soupe de nouilles vietnamienne (foe).

Une escale sur un pont, au dessus d’une rivière où jouaient des enfants, et où étaient installées de petits trépieds de bambou supportant des mini turbines de production électrique.

 

            

En fin de journée nous avons visité la Plaine des Jarres, un site archéologique plein de mystères, parsemé de grandes jarres de pierre dont on ignore tout.

 

Et nous voilà installées pour la nuit dans nos bungalows à Phonsavan.

 

 



Publié à 14:06, le 5/03/2012, Ban Phoukhoun
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Dimanche 4 mars : Xieng Ay

 

La matinée a été consacrée à la visite de deux sites sur lesquels se trouvent des barrages en gabion.

 

        

 

Ces petits barrages en pierres et fil de fer galvanisé sont un des moyens mis en œuvre par Lao Farmers pour améliorer les rendements des rizières, favoriser les cultures maraîchères et inciter les paysans à abandonner la culture sur brûlis. Ils remplacent parfois d'anciens aménagements en bois.

15 barrages ont été construits dans les environs.

Guidés par Mr Boun Thon, représentant de l'Assemblée nationale à Xieng Khouang chargé du développement des minorités, nous sommes allés à Ban Na Lam où 4 barrages ont été installés. Ils desservent au total 58 hectares consacrés à la culture du Riz Petit Poussin. Ce riz cultivé de manière biologique est conditionné et commercialisé par Lao Farmers' Products. Après la moisson du riz, les villageois cultivent des oignons, de l'ail ainsi que divers légumes pour l'autoconsommation.

 

               

 

Nous voyons beaucoup d'arbres fruitiers : ce sont des pêchers et des poiriers, dont les fruits sont achetés par des intermédiaires pour être revendus sur le marché de Vientiane.

 

 

Un peu plus loin un autre barrage est en cours de construction sur la rivière Nam Kha. Il permettra d'irriguer 30 hectares de rizières. Il est précédé de 9 autres barrages édifiés en amont.

Nous retrouvons sur place trois responsables de sa construction, qui a débuté par le creusement d'une tranchée et la « récolte » des pierres nécessaires.

 

           

 

Ban Xi Khoun est également concerné par l'installation d'un barrage : nous sommes dimanche et les villageois, hommes et femmes, s'activent pour ramener sur la berge les grosses pierres extraites de la rivière. Nous arrivons au moment de la pause. Bananes, cacahuètes grillées, pâte de manioc cuite dans des feuilles de bananier, le tout arrosé de lao-lao, alcool de riz à 45° qui « soulage les courbatures et donne de la force ».

 

 

 

   
      

 

Xieng Ay est situé au bout d'une piste au fond d'une vallée arrosée par plusieurs cours d'eau.

31 familles sont installées ici.

 

Sisaliao a prévenu Mr Kham Phan, le chef du village, de notre arrivée. Nous sommes accueillis dans la salle commune, où les anciens ont déjà préparé la traditionnelle cérémonie du Baci.

Cette cérémonie d'origine animiste est pratiquée à de très nombreuses occasions dans tout le Laos, On considère que chaque personne est habitée par 32 âmes, qui peuvent quitter le corps dans certaines circonstances (accouchement, accident, voyage, etc.). Par des prières et des offrandes, les officiants invitent ces âmes à réintégrer leur domicile et assurer la protection de la personne.

Des fils de coton blanc sont attachés par l'officiant et les villageois présents aux poignets de ceux à qui est destinée cette cérémonie.

Pascale retrouve avec bonheur les anciens rencontrés en 2008 toujours en pleine forme.

Les tout-petits d'il y a 4 ans sont devenus grands.

 

 

Nous partageons le repas de la communauté (le laap, le « plat de la chance », riz gluant -qui n'a de gluant que le nom-, légumes, fleurs cuites, viandes et poisson, manioc, patate douce, courge, et... chips thaïlandaises. 

 

 

 

 

Puis Martine remet au maître d'école les dessins des enfants de la commune de Croixmare. Il semble content, et explique qu'il essaye de donner aux enfants le goût du dessin. Les 15 enfants de la petite école sont déjà aux alentours, et c'est sur la place du village que Martine donne l’enveloppe qui contient les 3 millions de Kips (environ 300 €). Cette somme servira à réaliser une partie des projets d'amélioration du bâtiment : ciment sur le sol ou adduction d'eau et toilettes.

 

      

 

Nous montons ensuite sur les collines au-dessus du village pour visiter les jardins de thé. Pieds de théiers sauvages alternent avec les nouveaux plants issus des pépinières. Malgré leur petite taille, les pieds sont déjà productifs. Quand nous sommes arrivés au village un peu plus tôt le séchage de la récolte d'une famille était en cours.

 

  

Sur les pentes on trouve aussi des pêchers de deux espèces, et des pruniers. Les fruits sont encore très petits.

Ici et là poussent également des arachides, des piments, des ananas...Les jardins sont très bien entretenus, et comme c'est loin du village une cabane a été dressée pour les pauses.

 

Une fois redescendus dans la vallée nous allons voir le barrage qui alimente le village en électricité. Celui-ci est très haut, et donc maçonné.

 

 

Nous regagnons le village en suivant les petites diguettes des rizières. Les vaches broutent le chaume de riz.

 

 

 

 

Martine et Catherine sont invitées à admirer le travail de tissage de la soie chez une jeune maman.

Les métiers se trouvent souvent sous les maisons quand elles sont sur pilotis, mais ici le métier est dans la pièce principale, au premier étage.

 

Photo tissage et tisseuse

 

Sur la piste du retour, nous nous arrêtons à la sortie du village pour voir l'école, mais bien sûr c'est dimanche, les enfants sont libres aujourd'hui.

 

      

 

 

Ensuite nous faisons une halte au « village des ruches », où nous devons récupérer une pousse de Bambou Ving pour l'emmener avec nous à Luang Prabang. Ici un habitant a été formé par Lao Farmers à la construction de ruches qui, contrairement aux ruches traditionnelles, permettent de préserver le couvain. Les petites abeilles asiatiques sont les mieux adaptées aux conditions climatiques et à cet environnement, bien sûr.

 

 

 

Il y a aussi des toutes petites abeilles sans dard, dont Sengdao s'est servi pour mettre au point un médicament contre la toux.

 

Nous emmenons avec nous l'un des deux collégiens du village ; il repart pour une semaine d'internat à Phonsavan.

 

Arrivés à la nuit, nous dînons d'une...soupe de nouille, et riz sauté aux légumes, puis nous rentrons sous la lune en longeant la route jusqu'à nos petits bungalows de bambou.



Publié à 04:41, le 5/03/2012, Xiang Ay
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Vendredi 2 mars- départ pour Vang Vieng

En chemin,  nous nous sommes arrêtées chez Douang Deuane pour visiter son musée conservatoire de techniques de tissage traditionnel Laotien.

Elle collectionne et préserve les soies anciennes, les modes de teintures naturelles et les traditions des diverses ethnies du Laos.

 

Ensuite nous sommes allées visiter les mines de sel.

                 

Le sel est  extrait de la nappe phréatique salée. L’eau est versée dans des bassins qui sont posés sur des fours à sciure.

Au bout d’une heure et demie d’évaporation, le sel est  récolté, mis dans des paniers (70kg) pour égoutter. Les paniers sont ensuite pesés.

La mine appartient à l’Etat ; est gérée par un exploitant qui concède 2 bassins à chaque famille.

Ces deux bassins permettent de récolter 18 paniers par jour, et donc de gagner 10080 par jour (environ 1euro)

 Le sel est vendu au marché 2000 kips /kg (environ 20 centimes

Les conditions de travail semblent difficiles, à la chaleur du four toute la journée, dans la fumée, et les pieds dans le sel.

 

Nous avons roulé le reste de la matinée avant d’arriver au barrage hydro-électrique de Nam Ngum. Il est composé de 5 turbines, qui ne fonctionnent pas toutes, mais permettent d’en mettre une ou deux en réparation pendant que les autres fonctionnent.

 

Une très grande vallée a été noyée , et c’est une véritable mer intérieure, avec des ilots boisés qui sont les anciens sommets des montagnes.

Des exploitants forestiers d’un genre spécial viennent couper les arbres au fond de l’eau pour exploiter le bois.

 

Nous avons repris la voiture, toujours direction du nord.

Nous avons vu les paysages divers du Laos, les plaines à riz, les maraichages, les villages au bord de la route, les contreforts de la montagne.

 

Nous sommes arrivées à Vang Vieng, petite ville au bord de la Nam Xong, envahie par les touristes de tout poil, en mal de sensations fortes et opiacées (même si c’est interdit par la loi).

C’est là que nous avons dormi.

 

 

 

 



Publié à 15:56, le 4/03/2012,
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les locaux de Laos Farmers' Products

Quelques photos pour présenter le magasin, l'atelier, les lieux de stockage.  

 

                   

                                               

 

 

 

 

                

la boutique de Lao Farmers'

 

          

Consignes affichées dans les locaux pour rappeler les règles d'hygiène et le port du masque et de la charlotte.

 

 

Affiche prévenant des symptomes d'intoxication liés à l'utilisation des produits phytosanitaires lors de la production agricole, si les paysans ne sont pas bio.

 

                  

                                                                          

 

 

     

Le laboratoire de transformation-épluchage des fruits et/ou cuisson des confitures- et atelier d'ensachage du thé

 

     

Le lieu de stockage. D'un coté les cartons, bocaux -  -  -        stockage des sacs de riz                                 et bouteilles vides - de l'autre les cartons prets à partir



Publié à 15:35, le 4/03/2012,
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Jeudi 1er mars : dernière journée à l'atelier

Réunion au sommet :

En présence de Sisaliao, président de l'ASDSP, d' Oudavahn, de Bounsane et de Mme Keo Bounhieng, chef d'équipe, Martine présente un bilan de ce qu'elle a observé durant ces trois jours. Elle expose les points positifs : qualité des recettes hormis le dosage du sucre dans la confiture d'ananas, matériel de cuisson simple mais fonctionnel, respect des consignes sanitaires, ambiance de travail excellente.

  

 

Elle fait néanmoins quelques suggestions : utiliser de la papaye dans la confiture Fruit de la passion pour adoucir l'acidité, broyer les coeurs d'ananas pour les intégrer dans la masse de fruits à cuire, modifier les fours de cuisson des pâtes de fruits (pose d'une ventilation haute et basse pour évacuer l'humidité, diminution de la température durant le séchage). La centrale d'achats d'Artisans du Monde sera contactée au sujet d'une erreur d'étiquetage sur la confiture Banane Passion.

De nombreuses questions sont évoquées : certification des produits, labellisation, construction d'un nouveau bâtiment pour isoler les fours de séchage des pâtes de fruits, pertinence ou non d'avoir un technicien de maintenance polyvalent plutôt que d'investir dans du matériel coûteux inutilisable dès lors qu'il tombe en panne.

Pause déjeuner bien méritée !

Sisaliao nous a emmenées manger la meilleure soupe de nouilles de Vientiane. Et petit café chez Dokked, petite maison d'édition militante créée par Douangdeuane Bounyavong

 

 

 

 On ne s'en lasse pas.... Oudavanh et Martine sont reparties pour une dernière cuisson de confiture (la "re-cuisson" de la confiture Ananas qui n'avait pas pris.... 

  

 La dernière mesure du taux de sucre avec le réfractomètre est parfaite ! Il ne reste plus qu'à mettre en pots et stériliser.

 

  

 

 Et pour clore la journée et notre séjour à Vientiane : apéritif chez Sisaliao et Boua.

Oreilles de cochon et Lao Lao (alcool de riz à la cardamone et miel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 17:15, le 2/03/2012,
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Mercredi 29 février 2012 Atelier confiture encore...

Pour nous rendre à notre nouvelle journée à l'atelier de Lao Farmers', nous avons pris un tuk- tuk.

 

 

 

 

Nous avons goûté les essais de confiture faits la veille (Fruits de la passion ainsi qu'Ananas).

 

 


La confiture Ananas n'a pas pris suffisamment, il faudra la recuire et réajuster la quantité de pectine (Martine étant en agriculture du Bio, elle n'utilise pas de pectine dans la confection de ses confitures, pour cette raison elle ne maîtrise pas les quantités de pectine nécessaires).
La confiture Fruit de la passion n'est pas totalement satisfaisante, elle reste un peu trop acide même si toutes les trois nous l'aimons bien... Après en avoir discuté avec Oudavanh et Bounsane, nous convenons de faire un nouveau test en intégrant dans la recette de la papaye pour adoucir le goût...

 

 

Ni une ni deux, nous voici parties au marché local. Vangly, guide francophone, nous y accompagne. Et pendant que nous y sommes, nous décidons d'acheter des bananes pas trop mûres pour improviser un essai Passion-Banane.

 

Marché de la Thaï-Lao Road

 

 

Retour au laboratoire, et essais en grandeur nature : Fruit de la passion-Papaye et Fruit de la passion-Banane.
 

Il ne reste plus qu'à patienter jusqu'au lendemain pour pouvoir les goûter...

 

 

En attendant, nous choisissons un assortiment de pâtes de fruits et de confitures, nous achetons un peu de pain de mie, et nous nous rendons à l'Institut Français, avenue Lane Xang. Ce soir nous donnons une conférence pour faire connaître Lao Farmers et le commerce équitable.

Cette conférence a été annoncée sur le site de l'Institut ainsi que par des affiches placées dans les lieux francophones stratégiques (Université, Bibliothèque...).

Nous avons prévu une projection du documentaire sur Lao Farmers réalisé par la fédération, et un joli diaporama de Sisaliao.

Nous nous retrouvons devant une salle pleine...et un écran muet ! Il faut donc improviser, jusqu'à ce que les techniciens réussissent à brancher un lecteur de DVD. Le public verra au moins le film.

Finalement, tout se passe bien, et après la conférence et de nombreuses questions, tout le monde se rue sur la table installée dans le jardin pour la dégustation !

 

 

L'affiche et un extrait de film sur l'ASDSP et Lao Farmers réalisé par les copains d'Ethiquable, qui a été aussi partenaire de Lao Farmers.

http://blog.uniterre.com/uploads/p/pacama76/976067.pdf

 

http://www.dailymotion.com/video/x924er_laos-les-moissons-de-la-liberte_travel

 

Fin de soirée : soupe de nouilles et salade de papaye verte, en compagnie de Boua, l'épouse de Sisaliao, et d'Emilie, responsable du centre de ressources multi-médias de l'Université.

 

 

 

 

 

 



Publié à 17:46, le 1/03/2012,
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Mardi 28 février : journée Ananas

La centrale d'achat de commerce équitable suisse Claro a passé une commande de confiture d'ananas. Pour honorer cette commande, Lao Farmers' Products a acheté une tonne et demie d'ananas qui  a été livrée ce matin à l'atelier.

Les ouvrières et les ouvriers se sont aussitôt mis au travail. Ils ont épluché les fruits, ont ôté les yeux, ont râpé la pulpe pour préparer la matière première nécessaire à la confection des confitures.

 

 

La pulpe a été mise à cuire dans de grands faitouts.

Martine a été invitée à partager ses connaissances techniques. Elle a réalisé une cuisson à sa manière pour comparer les deux procédés. Elle a recalculé les proportions des ingrédients pour optimiser la recette.

Les ananas sont Bio, cependant la confiture d'ananas ne l'est pas car le sucre utilisé n'est pas Bio. Il est importé de Thaïlande. Pour l'instant Lao Farmers' n'a pas trouvé de solution pour s'approvisionner en sucre Biologique.

La confiture, une fois cuite, est mise en pots. Un contrôle est effectué : chaque pot est examiné, fermé.

Les pots seront ensuite stérilisés.

 



Publié à 07:57, le 28/02/2012,
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Lundi 27 février : au travail chez Lao Farmers' Products

Nous avons commencé la journée par une réunion avec Bounsane, chef de production et Oudavanh, responsable du laboratoire, aidées par nos deux interprètes, Siamphone (aussi appélée Nok, ce qui signifie Oiseau) et Phouthasome, deux étudiantes de l'Université qui se sont donné beaucoup de mal pour  traduire nos questions, les réponses et les termes techniques dans la bonne humeur.

 

Oudavanh est également créatrice des recettes qu'elle expérimente et note sur son précieux carnet. Elle contrôle la qualité des produits, prélève des échantillons pour la traçabilité. Bounsane planifie la production en fonction des commandes.

Nous avions apporté des pâtes de fruit du Prieuré de Sainte Claire que nous avions visité début février, et Martine des confitures à elle.

 

 

 

 

 

L'aide de Siamphone et de  Phouthasome fut précieuse même s'il ne fut pas toujours facile de se comprendre...

 

 

 

 

 

 

Martine a décidé de faire de la confiture de fruits de la passion. Tout le monde est donc allé dans le grand atelier où se trouvent les grosses marmites et les réchauds.

 

 

 

 

Dans une salle annexe, d'autres travaillaient à l'ensachage du thé à la petite cuillère.

 

 

 

 

 

 

Des ouvrières et des ouvriers emballaient des pâtes de fruits dans du papier cristal de couleur.

 

 

 

 

 

 

 

 

On malaxe la confiture avec un grand bâton durant la cuisson

 

Il a été décidé de faire cuire 5 kg de purée de fruits de la passion.

 

 

 

OuDaVanh a montré comment elle procède habituellement, Martine a souhaité faire un essai avec moins de sucre et moins d'eau...Nok et Phout ont traduit de leur mieux. Catherine a filmé.

 

30 minutes de cuisson, et ça sentait bon !

 

 

Et puis la confiture a été mise en bocaux, et mise à refroidir avant d'être stérilisée.

 



Publié à 15:40, le 27/02/2012, Vientiane
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Dimanche 26 février : arrivée au Laos

Samedi, nous sommes parties de Paris à 13h10 ( il était 19h10 au Laos ). L'avion a atterri dimanche à Vientiane à 10h45 ( 4h45 du matin en France). Sisaliao nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue et nous déposer à l'hôtel ( quel bonheur de prendre une douche après un si long trajet ).

Les beaux avions bleus de la Vietnam Airlines

 

Les alentours de Vientiane vus du ciel

Nous avons profité de l'après-midi pour nous orienter dans Vientiane : 

Fleuve Mékong (niveau bas en saison sèche). En face c'est la Thaïlande !

 

 

Le fleuve Mékong (niveau bas en saison sèche). En face c'est la Thaïlande !

 

 

Vientiane vue de l'arc de triomphe

 

Vientiane vue du haut de l'Arc de Triomphe....

Oui oui l'Arc de Triomphe... il y en a un aussi ici !!!! ( mais il est plus petit )

 

 

Ventiane : l'Arc de Triomphe

 

 

 



Publié à 13:57, le 27/02/2012,
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Le contexte : les partenaires au Laos et le début de l'histoire

 

 

Présentation de l'organisation laotienne



L’Association pour le Soutien au Développement des Sociétés Paysannes du Laos (ASDSP) est partenaire d'Artisans du Monde depuis 16 ans ; elle a été créée en 1990 par Sengdao Vangkeosay et Sisaliao Svengsuksa, deux intellectuels humanistes laotiens ayant fait leurs études en France, et revenus au pays avec le souhait de participer à sa reconstruction après la révolution de 1975 et l'instauration d'une république communiste.

Malgré les difficultés rencontrées face aux réticences et au verrouillage administratif du nouveau régime , ils sont parvenus, avec souplesse, diplomatie, et une infatigable détermination, à mettre en place un projet de développement intégré dans la province de Kasi à 250 km au nord de la capitale Vientiane, dans le but de montrer qu'il est possible de doter les paysans des outils leur permettant de s'approprier leur développement et de faire face à la mondialisation de l'économie tout en préservant leur identité et leur droit à la terre.

Barrages en gabion, coopératives de micro-crédit, ateliers de transformation, culture biologique, conditionnement et exportation de thé, riz, confitures, jus de fruits, soieries, dans le réseau européen et militant du commerce équitable, formations, créations de supports d'éducation...au fil des ans, en dépit des difficultés, les activités de l'ASDSP témoignent toujours de la volonté de ses acteurs de participer à un développement économique et social respectueux de l'humain et de l'environnement, nourrie par une réflexion philosophique et un engagement emprunt de spiritualité.

 

Des liens entre l'ASDSP et AdM Fécamp s'étaient tissés depuis 2008, à l'occasion du voyage d'une bénévole à la rencontre des partenaires laotiens, puis du séjour de 3 mois à Fécamp de Vangly Lor, un guide francophone travaillant avec l'ASDSP, venu se former aux principes et enjeux du commerce équitable.

 

Vangly Lor à Fécamp en 2009


En mai 2011, dans le cadre de la Quinzaine du Commerce Equitable, Sisaliao Svengsuksa, accompagné de Vanny Phommalinh, représentante des producteurs de riz Petit Poussin, variété d'une grande qualité nutritive et gustative, a rendu visite aux groupes Artisans du Monde de Normandie.

 

 

Sisaliao Svengsuksa, Vanny Phommalinh, Pascale, Françoise, et Pierre Héricher devant la boutique de Fécamp en mai 2011

 

 

Il a formulé une demande d'aide précise concernant les confitures de Lao Farmers, dont la vente dans les boutiques de commerce équitable a chuté ces dernières années. Trop sucrées ? Pas assez originales ?

 

 

Rayon confitures et jus de fruits du Laos - Boutique AdM Fécamp

 

 

Nous avons trouvé grâce au réseau paysan local regroupé au sein des Défis Ruraux, (association régionale qui œuvre à la sauvegarde d'une agriculture durable et solidaire), une agricultrice confiturière, Martine Lhernault, à qui nous avons proposé de partir mettre ses compétences au service de nos partenaires. Elle ne s'est pas fait priée, et s'est investie immédiatement dans le projet, comme en témoigne son excellente idée de créer de ce Blog !

Aujourd'hui, elle fait sa valise, et sélectionne des échantillons de ses propres confitures, faites avec les fruits de sa ferme, pour faire découvrir au personnel de l'atelier de Vientiane les saveurs de la Normandie.

Par Pascale



Publié à 16:44, le 23/02/2012,
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Avant le départ, neige en Normandie

Nous avons un beau manteau neigeux depuis une semaine. Notre coeur d'enfant s'en réjouit, mais quelle galère pour apporter de l'eau deux fois par jour aux moutons. En revanche, les agneaux nouveaux-nés se portent comme des charmes

Et nous sommes rassurés que les vermines et autres insectes seront détruites par ce froid. Tout ce qu'il faut pour assainir la terre , et nous préparer une belle saison de récolte
Quelques agneaux sont venus au monde juste avant que tombe la neige. Mais çà ne semble pas les affecter.Ils grossissent comme des champignons, gambadent et jouent à se pourchasser






Publié à 18:10, le 12/02/2012, Mont-de-l'If
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Les objectifs de notre voyage

Nous partons toutes les trois du 25 février au 8 mars en soutien technique pour une coopérative de producteurs de confitures au Laos.
Le projet est porté par l'association Artisans du Monde Haute-Normandie, soutenu par le Conseil général de Haute Normandie, sans oublier la Communauté de Communes du Plateau Vert.

Notre périple nous amènera à Vientiane, où se trouve l'unité de fabrication des confitures. Nous y passerons les 4 premières journées, afin de découvrir l'équipe, les moyens, les recettes et les techniques de fabrication, de faire des tests de cuisson, de réaliser une étude la plus complète possible et de proposer des solutions éventuelles ou d'identifier des besoins.

En deuxième partie de séjour, à la demande des partenaires, nous monterons vers le nord : la région de Kasi, puis la province de Xieng Khouang, où se trouvent les producteurs de fruits, et enfin Luang Prabang d'où nous repartirons directement pour la France. Il s'agira de faire découvrir à Martine et Catherine quelques uns des lieux où sont développés des projets, et notamment le village de Xieng Ay, qui symbolise en quelque sorte le modèle de développement défendu par les fondateurs de l'ASDSP.


Nous espérons pouvoir aussi intervenir dans les écoles sur notre route, y apporter des messages d'amitié des écoles de la communauté de communes du Plateau Vert, ainsi qu'une aide plus matérielle si besoin.

Ce blog leur est dédié, pour que les enfants -et aussi les grands- puissent suivre notre voyage.

Nous sommes sur des charbons ardents à l'idée de partir, surtout par ces temps de neige.



Publié à 16:40, le 12/02/2012,
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